Le fabuleux destin des films français à l’étranger

L’édition 2017 de la fête du cinéma prend fin ce soir, c’est donc la dernière chance de profiter d’une place de cinéma à prix réduit cette année. La fête du cinema vient renforcer le dispositif d’identité culturelle, qui permet aux productions françaises de séduire à l’étranger.

L’Hexagone est le deuxième exportateur de cinéma, juste derrière le géant Hollywoodien. En 2015, les films français ont attiré plus de spectateurs dans les salles à l’étrangers, et ont y rapporté plus de 215 millions de dollars. Mais, c’est une autre tendance qui a la part belle ces temps-ci, les « remake » de films français. 

Le recours au remake ne date pas d’hier, notamment pour les Américains, maîtres de l’exercices, et il est parfois surprenant d’apprendre qu’en 1961, Pour une poignée de dollars, est en fait tiré d’une production originale… Japonaise. Cinema d’auteur, comédies romantiques, films d’actions… tous passent dans la machine « Holliwoodisante ». Pour certaines productions, cela répond à un besoin d’adaptation aux références culturelles locales, c’est de cas de LOL USA. Pour d’autres, c’est une simple question de « bankability » , on pense à Intouchables made in USA, porté par Brian Cranston et Kevin Hart pour endosser les rôles de François Cluzet et Omar Sy. Cette tendance n’est pas exclusive aux Etats Unis, la Chine, l’Inde, les pays Européens… tous s’intéressent aux productions françaises, et les mettent à leur sauce. Après le carton du remake du film culte des années 70 Un éléphant, ça trompe énormément, la Chine devrait ainsi transposer La Boum sous peu ! En Europe, dans un climat culturellement plus proche de l’Hexagone, des productions telles que Le Prénom, Les Tuche, Papa et Maman 1 n’ont aucun mal à trouver leur public, et cartonnent littéralement. 

Dans la plupart des cas, le script original est respecté, mais cela n’empêche pas l’apparition de petites fantaisies propres au pays de production. Par exemple, dans The Dinner, Barry Speck (alias Steve Carell), le François Pignon local, ne se passionne pas de sculptures en allumettes, mais de reproduction d’oeuvres d’art avec des souris. 

Le Dîner de cons : de la scène à la cène

Avec les nombreuses adaptations de ses films portes drapeaux, le cinéma français semble loin d’être à bout de souffle.

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