LES INFORMATIONS PRATIQUES

Transports et communication Chine

    • Qualité du réseau mobile : bonne

    Les deux principaux opérateurs de téléphonie mobile sont China Mobile et China Unicom qui sont des compagnies d’Etat.
    Si vous possédez déjà un téléphone portable, il faudra s’assurer que celui-ci est débloqué pour pouvoir l’utiliser une fois votre carte sim chinoise insérée. Pour réapprovisionner votre crédit de communication, vous pouvez acheter des cartes prépayées dans les grandes surfaces, les magasins d’électronique et les stations-service.
    Lors de l’achat de la carte sim, on vous donnera le choix des 11 numéros qui composeront votre identité mobile chinoise, et que le prix de la SIM en dépendra (les chiffres ayant une signification, le chiffre 8 qui signifie fortune est le plus demandé, le chiffre 4 symbole de la mort est au contraire celui à éviter).
    Pour un abonnement avec un forfait, les étrangers peuvent uniquement souscrire à certains types de forfaits et ne peuvent pas utiliser le virement/prélèvement bancaire pour payer chaque mois. Il faut à la place recharger le téléphone avec des cartes prépayées et le montant du forfait sera déduit chaque mois directement sur le crédit. S’il n’y a pas de crédit, la ligne est alors indisponible jusqu’au rechargement.

    Il existe une option gratuite pour passer des appels longue distance à moindre coût, il suffit de demander au vendeur l’activation de l’option 12593. Cela correspond au préfixe à taper avant le numéro à l’étranger.

    • Qualité réseau internet : La connexion est bonne, la Chine fait partie des pays les mieux connectés et internet est accessible aussi bien dans les villes que dans les villages. L’utilisation d’un VPN est toutefois nécessaire pour contourner la censure et vous rendre sur les sites tels que Facebook ou Twitter.
      Les fournisseurs d’internet sont China Telecom, China Unicom et China Mobile. Les forfaits sont généralement mensuels ou annuels, et les tarifs varient en fonction du fournisseur et parfois de la ville ou de la région.
      Dans les grandes agglomérations, de plus en plus d’espaces publics offrent un accès gratuit au wifi. A Hong Kong, le wifi est disponible dans tous les trains du réseau MTR, à Pékin certains bus sont équipés, à Shanghai le Bund et le jardin Yuyuan sont également équipés. De nombreux centres commerciaux, bars, fast food et café mettent à disposition une connexion gratuite.
    • Réseau routier : L’état des routes est généralement satisfaisant. Le réseau autoroutier se développer rapidement et compte aujourd’hui plus de 112 000kms ce qui fait de la Chine le pays avec le plus important réseau autoroutier du monde. Les distances sont énormes et les zones urbaines sont très congestionnées aux heures de pointe.
      Selon les données collectées par Anbound, 95 % des voies rapides chinoises, 61 % des autoroutes de classe A et 42 % des autoroutes de classe B sont des routes à péage.
      L’indiscipline des conducteurs et le développement exponentiel du parc automobile incitent à la plus grande prudence. Le nombre d’accidents est en effet élevé. Les contrôles de routine sont fréquents et les sanctions peuvent être lourdes allant de l’amende, au retrait du permis de conduire et jusqu’à des peines d’emprisonnement.
    • Réseau aérien : Compte tenu de la taille du pays, l’avion est de loin le moyen de déplacement le plus pratique et de grands aéroports facilitent la connexion entre les grandes villes chinoises. De plus, depuis 2004 toutes les taxes d’aéroport ont été supprimées ce qui réduit le coût des trajets.
      La Chine compte un grand nombre d’aéroports internationaux et domestiques. Parmi les grandes “portes d’entrée” dans le pays, citons Beijing, Shanghai, Shenzhen et Guangzhou (Canton).Beijing
      – L’aéroport de Beijing est l’un des plus fréquentés du monde et dessert 84 destinations internationales et 54 destinations nationales. Il se trouve à 25km du centre ville à laquelle il est relié par un train express (durée : 20 min) qui est le moyen le plus rapide et le plus facile pour rejoindre le centre ville. Le moyen le plus économique est le bus dont 5 lignes desservent le centre ville et une dizaine de lignes relient les banlieues proches. L’autre solution plus confortable est de prendre un taxi à la sortie de l’aéroport, le trajet dure environ 40 minutes mais le trafic peut être dense à certaines heures de la journée. La course coutera environ 100 yuans en fonction de la destination et de la catégorie du véhicule (1.60 ou 2 yuans le kilomètre). Il faut également compter 10 yuans de péage en plus. il est prudent d’avoir son adresse de destination écrite en chinois, et bien sûr d’éviter les taxis clandestins qui sont beaucoup plus coûteux.A Shanghai il y a 2 aéroports : Shanghai Pudong et Shanghai Hongqiao. De nombreux taxis sont disponibles à la sortie des aéroports, il faut compter 3.6 RMB par km en journée.
      – Shanghai Pudong est relié àShanghai par le premier train magnétique en service commercial au monde, le train Maglev met 8 min pour relier la station de métro Longyang Road. La ligne 2 du métro connecte les 2 aéroports de la ville et le centre ville en environ 1 heure. Plusieurs lignes de bus relient également l’aéroport à différents quartiers de la ville.
      – Shanghai Hongqiao, la ligne 1 du métro relie les deux terminaux au centre ville et la ligne 2 connecte le terminal 2 au centre ville. Plusieurs lignes de bus rejoignent différents quartiers de la ville.
      Le trafic est dense et les aéroports sont déjà saturés, mais les compagnies intérieures sont fiables avec un taux d’accident très faible. Les retards sont cependant assez fréquents sur les grands axes. Le pays est desservi par de nombreuses compagnies aériennes internationales, nationales et régionales : Air China, China express, China Eastern, China Southern, Hanan Airline, Xiamen Airlines.
    • Réseau ferroviaire : L’infrastructure est généralement en bon état. La Chine a développé un réseau de trains à grande vitesse de 12 000 km environ. sur les longues distances, le train est le plus pratique et le plus économique de tous les moyens de transport. Les trains chinois partent et arrivent à l’heure, mais ils sont soit très lents, soit très rapides : de 50 à 80 km/h en moyenne pour les premiers, et jusqu’à 300-350 km/h pour les TGV.
      Par exemple, entre Shanghai (gare de Hongqiao) et Pékin (Beijing gare du Sud) les trains à grande vitesse mettent entre 5h et 6h pour parcourir les 1 318 km qui relient les deux métropoles. En dehors de ces axes, les liaisons sont généralement lentes, il faut compter par exemple 18h30 pour relier Shanghai à Hong Kong.

    Les principales compagnies ferroviaires sont : China railway corporation, Daqin Railway Company et la Guangshen Railway Company.

    • Réseau de bus : Le bus est le principal moyen de transport entre les différentes villes pour la majorité des Chinois, ils sont relativement rapides et économiques. La majorité des villes chinoises sont desservies par de nombreuses compagnies de bus. Ils sont généralement confortables, dotés de grands sièges et de climatiseurs, il y a même le wifi à bord de certains bus. Il est possible de prendre les bus à n’importe quelle gare routière et de payer directement le ticket au chauffeur. Attention toutefois, les panneaux sont affichés en chinois ce qui peut rendre le voyage un peu compliqué. Vous pouvez aussi acheter vos billets dans une agence de voyage.
    • Réseau de transports urbains :
      Dans quasiment toutes les villes chinoises un réseau de bus est disponible et fonctionnel. Les bus sont nombreux et bon marché.
      Le métro est bien développé à Shanghai et Pékin. Canton, Chongqing, Nanjing, Shenzhen, Shenyang et Tianjin sont aussi équipé de métro mais le réseau est plus modeste.
      Le métro de Pékin est composé de 16 lignes sur 456 km de voies. Il fonctionne de 5h10 à 23h40. Fin décembre 2014, le tarif unique de 2 yuans a été remplacé par une tarification suivant la distance parcourue, entre 3 et 7 yuans.
      Le métro de Shanghai est composé de 14 lignes sur 548km qui desservent le centre et la périphérie shanghaienne, elles fonctionnent de 5h30 à 23h30 selon les lignes et les stations. Le moyen le plus facile pour se déplacer dans le métro est d’acquérir d’une carte à puce sans contact rechargeable (Carte de Transport en Commun de Shanghai) qui coûte 20 yuans au guichet d’un « service center » du métro. En plus du métro elle permet de payer entre autres les taxis, bus, ferries et parkings.Il est également facile et bon marché de se déplacer en taxi (si possible en ayant pris soin au préalable de noter l’adresse écrite en chinois).  A Shanghai, les quatre compagnies pratiquent des prix fixes, leurs taxis sont identifiables par leurs couleurs verte, jaune, blanche et bleu clair.
  • Scolarité Chine

    • Système scolaire local : L’école est gratuite et obligatoire pendant neuf ans, généralement à partir de six ans. Il faut ensuite passer un concours pour entrer au lycée. Les rythmes sont très soutenus (parfois de 7h à 20h/20h30) et les classes chargées (une cinquantaine d’élèves en ville, jusqu’à 80 ou 100 à la campagne). Depuis la fin des années 90, la Chine investit beaucoup dans l’éducation pour rattraper des retards importants et combler les grandes disparités entre les régions. Le pourcentage des enseignants ayant les qualifications officiellement requises varie, par exemple, entre 50 % et 95 % selon les régions (source : CIEP). Le pays manque d’ailleurs d’enseignants. Dans les grandes villes, certains élèves bénéficient d’équipements de très bonne qualité tandis que, dans certaines campagnes, d’autres élèves disposent à peine de quoi écrire. Le secteur privé se développe rapidement. Par ailleurs, de très nombreux élèves fréquentent des établissements de soutien scolaire le soir et les week-ends dans les grandes villes. Enfin, la scolarisation des enfants de mingong (travailleurs migrants) pose des problèmes importants car la gratuité concerne les personnes vivant dans leur lieu de résidence habituelle. Le taux d’alphabétisation de la population s’élevait cependant à 95 % en 2010 (Banque mondiale).

     

  • Santé et Sécurité sociale Chine

    • Qualité des structures hospitalières : Dans les grandes villes, il est possible de trouver des hôpitaux corrects, voire bons, mais leurs tarifs sont généralement élevés. Les médecins qui y exercent sont étrangers ou chinois et parlent souvent anglais. Ailleurs, l’infrastructure médicale reste souvent déficiente, malgré d’importantes variations selon les régions. Il est à noter qu’aucun soin n’est dispensé sans garantie financière, d’où l’importance d’une assurance médicale. L’ambassade de France à Pékin a établi une liste de médecins et hôpitaux pour les différentes circonscriptions consulaire :
    • Numéros d’urgence :
      • Police : 110
      • Pompiers : 119
      • Ambulance : 120 ou 999 selon les endroits
      • Accident de la route : 122
      • Renseignements téléphonique : 114

     

    • Système local de sécurité sociale : Le système de protection sociale s’est rapidement développé depuis les années 2000. Depuis 2011, il repose sur cinq piliers : l’assurance vieillesse, l’assurance chômage, l’assurance santé, l’assurance contre les accidents du travail et l’assurance maternité. Les assurances chômage, accidents du travail et maternité ne concernent cependant que les travailleurs urbains, soit moins d’un tiers de la population en 2013. La couverture est encore très insuffisante. Le système de protection sociale est, de plus, très fragmenté : il existe plusieurs régimes selon les catégories de travailleurs. Sa gestion décentralisée a favorisé la multiplication des fonds de sécurité sociale, dont la petite taille met en péril la pérennité du système. Enfin, les droits ne sont pas toujours transférables d’une province à l’autre.

      Malgré de grands progrès en termes de qualité des soins, d’équipements des hôpitaux et de formation du personnel de santé, les inégalités en termes de couverture assurance maladie et d’accès aux soins n’ont cessé de se creuser. La maladie est, d’ailleurs, de plus en plus considérée comme l’une des premières causes de pauvreté pour la population chinoise.

      Les autorités chinoises ont donc engagé d’importantes réformes, afin de mettre en place un système de soins médicaux de base et d’assurance médicale accessibles à tous. Elles souhaitent également promouvoir l’utilisation et le développement de la médecine traditionnelle chinoise.

      Depuis 2011, les étrangers titulaires d’un permis de travail local ont une obligation d’affiliation au régime national d’assurance sociale. Ils bénéficient de l’accès aux cinq branches de la sécurité sociale au même titre que les ressortissants chinois. Les salariés étrangers et leurs employeurs cotisent aux mêmes taux et sur la même assiette de cotisation que les salariés de nationalité chinoise, même si ces taux varient selon les régions. Il existe des possibilités d’exemption de l’obligation de cotiser pour les salariés ressortissants de pays ayant signé une convention bilatérale de sécurité sociale avec la Chine. L’application du nouveau dispositif nécessitant une adaptation aux conditions locales, il conviendra de se renseigner auprès des autorités locales compétentes.

      En l’absence de prise en charge d’une assurance santé par l’employeur, il est recommandé d’adhérer à la Caisse des Français de l’Etranger ou de souscrire à une assurance privée couvrant les frais médicaux et de rapatriement.

  • Liens avec la France Chine

  • Travail et logement Chine

  • Cadre légal du travail

    • Salaire minimum : Il varie entre 830 RMB/mois (116,48€ en février 2015) à Guanxi et 1 808 RMB/mois (253,74€ en février 2015) à Shenzhen (Le Moci).
    • Durée légale du temps de travail : 40h/semaine
    • Infos complémentaires : Le formalisme du contrat de travail et les conditions d’embauche sont rigides, mais les contraintes de licenciement sont plutôt souples. Il existe 3 types de contrats : le contrat à durée indéterminée, le contrat à durée déterminée et le contrat au projet. Les salariés disposent de dix jours de congés annuels. L’ambassade recommande une grande vigilance lors de la rédaction d’un contrat de travail car les litiges dus à des clauses trop vagues ou trop imprécises sont nombreux.
      Un visa de travail est nécessaire pour travailler en Chine : Le gouvernement chinois pratique un système d’autorisation envers les ressortissants étrangers désireux de travailler en Chine, c’est-à-dire que l’employeur chinois doit demander l’autorisation de travail pour le ressortissant étranger qu’il ne pourra engager qu’après avoir obtenu l’approbation. Pour travailler en Chine, les ressortissants étrangers doivent présenter leur demande pour obtenir l’autorisation de travail, le visa professionnel, la carte de travail et la carte de séjour.
    • Jours chômés hebdomadaires : samedi et dimanche

     

    Logement

    • Prix loyer moyen grandes villes : Le loyer mensuel d’un trois pièces varie entre 1 500 et 3 000€ à Pékin. La colocation est très répandue entre expatriés.
    • Contrat de location : La caution ne peut dépasser deux fois le montant du loyer mensuel. Les propriétaires ne demandent généralement pas de dossier, mais exigent souvent plusieurs loyers d’avance. Il peut être utile de fixer dans le contrat les conditions de visite du propriétaire, car la perception de l’espace privé est différente en Chine. De manière générale, il est conseillé de détailler précisément les termes et conditions du contrat, notamment concernant les conditions de résiliation. Une fois installé, il est obligatoire de s’enregistrer au commissariat de la zone dans les plus brefs délais.
  • 6 Comments

    • BLIN Pascal Posted at 20 janvier 2016 at 7 h 00 min Reply

      Erratum : Pour la connexion des 2 aeroports de Shanghai il s’agit de la ligne 2 du metro et non ligne 1 comme stipule dans votre paragraphe “Reseau et communication”

      • FrenchPlanete
        FrenchPlanete Posted at 20 janvier 2016 at 16 h 48 min Reply

        Merci pour cette information, nous allons rectifier cela tout de suite !

    • Marie-France Ollivier Posted at 23 janvier 2016 at 15 h 22 min Reply

      Cela prend plus d’une heure pour relier le centre de Shanghai (People Square) et l’aéroport de Pudong en empruntant la ligne 2 du métro (et non pas 30 minutes).

    • richard16100 Posted at 13 février 2016 at 6 h 31 min Reply

      Bonjour,
      Quid de Taiwan non repris dans la liste ?
      Cdlt
      ric

      • FrenchPlanete
        FrenchPlanete Posted at 16 février 2016 at 10 h 25 min Reply

        Bonjour Ric,

        Nous allons réaliser un guide spécifique de Taïwan dans les semaines qui arrivent. Nous avons pour le moment 80 guides pays disponibles ce qui correspond à 96% des Français résidant à l’étranger selon les listes du ministère des Affaires étrangères mais nous souhaitons continuer le travail au fur et à mesure.
        Cordialement,

        L’équipe French Planète

    • Beñat Etxaï Posted at 14 février 2016 at 15 h 40 min Reply

      Bonjour,
      Quel pourrait être le salaire moyen d’un cadre supérieur travaillant pour une société française (20 000 personnes) basée à Shanghai. (Contrat Expat-local)? Même si chaque contrat est spécifique des exemples et ordres de grandeur m’aideraient. Merci

      Merci

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