LES INFORMATIONS PRATIQUES

Transports et communications Guinée

    • Qualité du réseau mobile : très variable. Même dans les grandes villes et avec les plus grandes compagnies de téléphonie, les appels peuvent ne pas aboutir une fois la nuit tombée.
      Les principales compagnies sont Orange Guinée, MTN Guinée et Cellcom Guinée.

     

    • Qualité réseau internet : faible. La connexion filaire est très rare (en 2015, moins de 10% de la population avait internet) la vitesse de connexion est lente et les coupures de courant fréquente, même si les cybercafés sont nombreux.
      Les principaux fournisseurs d’accès à internet sont les mêmes sociétés que pour la téléphonie mobile : les principales compagnies sont Orange Guinée, MTN Guinée et Cellcom Guinée.

     

    • Validité des permis de conduire français et international : non, les permis de conduire français et international ne peuvent pas être utilisés en Guinée pour conduire une fois installé dans le pays.

     

    • Réseau routier : l’état des routes, notamment celles de Basse-Guinée et de la Guinée forestière, est affecté par les grandes pluies. Il est donc essentiel de se déplacer en 4×4 dans la majeure partie du pays, et de prévoir des roues de secours.
      Pour des raisons de sécurité, il est vivement conseillé de se déplacer en convoi dès que l’on quitte Conakry, et de s’assurer que les véhicules sont munis de moyens de communication. Une voiture avec chauffeur est toute indiquée pour effectuer des déplacements à l’intérieur du pays.
      La circulation de nuit est à proscrire à l’extérieur de la ville, car très dangereuse, et parce que les secours d’urgence ne pourront pas se déplacer. Les accidents de la route sont souvent liés au mauvais état général des véhicules. En cas d’accident, le ministère des  Affaires étrangères suggère à ses ressortissants de ne pas sortir de leur véhicule et de se rendre au poste de police le plus près. Les réactions des témoins pouvant être surprenantes et parfois même violentes, il est essentiel de garder son calme.
      Enfin, les contrôles routiers étant fréquents et parfois musclés, il est essentiel (et obligatoire) d’avoir sur soi tous ses papiers personnels, ainsi que ceux du véhicule.
      Une route transafricaine traverse la Guinée : la TAH7 sur un axe ouest-est qui relie Dakar (Sénégal) à Lagos (Nigeria) sur 4010 km.
      Le réseau de routes serait de 43348 km (dont moins d’un tiers goudronné).

     

    • Réseau aérien : le pays compte une quinzaine d’aéroports, mais seulement 1/3 dispose de pistes goudronnées. Le principal aéroport, qui a un trafic international, est l’aéroport de Conakry, qui a grandement amélioré son aménagement et s’est doté d’une plus grande rigueur sécuritaire et sanitaire ces dernières années. Il est situé à 13 km au nord-est de la capitale, et permet donc d’y accéder en moins de 30 min par la route. Des taxis et des bus assurent la liaison entre le centre-ville et l’aéroport.
      Les trajets Paris-Conakry sont assurées sur une base quotidienne, notamment par la compagnie Air France.

     

    • Réseau ferroviaire : la ligne principale (662 km) relie Conakry, sur la côte à l’ouest du pays, jusqu’à Kankan, à l’est du pays. Il existe aussi d’autres lignes, mais actuellement, seulement deux lignes assurent le transport de personnes : ce sont toutes les deux des lignes de train de banlieue pour la ville de Conakry, à savoir la ligne Conakry-Express, lancée en 2010, et la Blue Line, lancée en 2015. Les prix sont bas mais le confort vétuste, les lignes étant assez bondées.

     

    • Réseau de transports urbains : en plus des trains de banlieues pour Conakry (voir réseau ferroviaire), il existe un réseau de bus à Conakry, géré par différentes compagnies, notamment la société de transports publics Sotragui. Sa gestion est critiquée depuis le départ de la RATP française, qui était un moment partenaire.
      Les taxis sont nombreux. Attention : les compteurs sont inexistants, et il est donc impératif de discuter du prix de la course avant de partir. Les taxis peuvent être loués de façon occasionnelle (collectivement ou non, ou en « formule déplacement » : de 20 000 à 30 000 francs guinéens) ou encore de façon mensuelle. Cette dernière mesure permet de bénéficier de la voiture pour faire tous ses déplacements quotidiens. A titre indicatif, le déplacement en taxi de l’aéroport vers le centre-ville de Conakry devrait coûter environ 25 000 francs guinéens pendant la journée, et le tarif doublera pour le même déplacement effectué pendant la nuit.

     

    • Réseau de cars : le transport commun entre villes par la route se fait par taxi-brousse. Les prix sont bas, mais la régularité des horaires, le confort et la sécurité, restent optionnelles.

     

    • Réseau de maritime : malgré la côte et le fleuve Niger, il n’existe pas de compagnies de transports de personnes vraiment développées.
  • Scolarité Guinée

    • Système scolaire local : construit sur le modèle français, le cursus éducatif guinéen est composé de ces différents cycles (seul l’enseignement primaire est obligatoire : il est aussi en théorie gratuit, même si les parents payent souvent une cotisation à l’école ) :
      – l’enseignement préscolaire (dès l’âge de 3 ans, non obligatoire, les établissements sont souvent privés et situés en ville), composé de la petite, la moyenne et la grande section
      – l’enseignement primaire (généralement à 7 ans, mais les enfants sont admis dès 5 ans, obligatoire) : composé de 6 classes : CP1, CP2, CE1, CE2, CM1 et CM2. A la fin de ce cursus, les élèves doivent passer le certificat d’études primaires élémentaires (CEPE) et, pour entrer au secondaire, ils doivent également réussir «l’examen d’entrée en 7ème année.» En 2008-2009, seulement 57% des enfants ont pu opérer le passage du primaire au secondaire
      – l’enseignement secondaire général (1er et 2nd cycle) : Les enfants peuvent entrer au collège dès l’âge de 12 ans, et y réalisent 4 années d’études qui se soldent par le « brevet d’études du premier cycle » (BEPC). Le lycée dure quant à lui 3 ans, et est composé de 4 filières : sciences sociales (équivalent du bac littéraire français), sciences mathématiques (équivalent du bac scientifique sans la biologie), sciences expérimentales (équivalent du bac scientifique option SVT) et la filière franco-arabe
      – l’enseignement technique et professionnel : ce cycle vise la formation de la main d’œuvre qualifiée et de cadres techniques. A l’issue de 3 ans d’études en Centre de formation professionnelle, l’étudiant reçoit un certificat d’aptitude professionnelle (CAP). Ce type d’études étant coûteux, peu d’élèves peuvent y prétendre ; cela explique en partie le manque de professionnels et de techniciens dans plusieurs secteurs économiques de la Guinée aujourd’hui
      – l’enseignement supérieur, composé de la Licence (3 ans post bac), du Master (5 ans post bac) et du Doctorat (8 ans post bac). La Guinée s’est dotée de 3 universités publiques, et compte également sur son territoire 3 centres universitaires, une dizaine d’instituts supérieurs ainsi qu’une trentaine de structures privées. Face au manque d’espace disponible dans les universités publiques, l’Etat achète des places dans les universités privées pour placer quelques étudiants. Pour leurs études universitaires, tous les étudiants guinéens perçoivent une bourse appelée «pécule».

     

  • Santé et sécurité sociale Guinée

    • Qualité des structures hospitalières : situé dans les locaux de l’Ambassade de France à Conakry, le Centre Médico-Social (CMS) est ouvert depuis 1989 aux ressortissants français, grâce à l’Association des Ressortissants Français Usagers du Centre (ARFUC). Abritant deux cabinets médicaux, un laboratoire d’analyse médicale et un cabinet de chirurgie dentaire, le CMS constitue la référence médicale pour la population française expatriée. Son plateau technique récent permet notamment le traitement des urgences et une prise en charge adéquate avant une hospitalisation ou un rapatriement. Cependant, il pourrait être fermé prochainement.
      La ville de Conakry dispose de deux cliniques dotées de structures chirurgicales et d’une ambulance : les cliniques Ambroise Paré et Pasteur.
      Les pharmacies sont nombreuses à Conakry, mais le ministère des Affaires étrangères conseille à ses ressortissants d’apporter avec soi tous les médicaments et vaccins qui leur seront nécessaires. Les pharmaciens distribuent en effet beaucoup de médicaments falsifiés ; il vaut mieux prendre préalablement conseil auprès du CMS pour éviter toute mauvaise surprise.
      Liste des hôpitaux recommandés par le ministère des Affaires étrangères pour la Guinée : cliquez ici.

     

    • Numéros d’urgence :
      • Gendarmerie nationale (pour urgences, telles que les attaques à main armée et les situations de détresse) : 122
      • Centre médico-légal de l’ambassade : +224 621 00 00 10
      • Clinique Pasteur : +224 30 43 00 74 / 75 / 76
      • Clinique Ambroise Paré : +224 664 02 02 02
      • Centre Mère et enfants (clinique pédiatrique) : +224 621 35 01 01
      • Ambassade aux heures ouvrables (8h15-17h) : +224 621 00 00 10
      • Ambassade en dehors des heures ouvrables : +224 631 35 42 10
      • Section consulaire de l’Ambassade : +224 631 70 18 49

     

    • Système local de sécurité sociale : la branche « Assurance Maladie » en Guinée est gérée par la Caisse Nationale de Sécurité Sociale. Elle gère les prestations familiales, les prestations liées aux accidents du travail et aux maladies professionnelles, les pensions vieillesse-invalidité-décès, ainsi que les prestations en nature et en espèces en cas de maladie. Ce sont les cotisations des employeurs et des travailleurs salariés qui financent le régime. Cependant, le nombre de cotisants étant toujours resté marginal, la Caisse ne parvient pas à assurer une couverture maladie nationale étendue. Ainsi, on estime qu’en 2007, seulement près de 3% de la population bénéficiait de prestations, et qu’il s’agissait uniquement d’employés du secteur privé ou para public, assujettis au régime général. Des efforts sont actuellement déployés pour étendre la couverture et l’assurance maladie obligatoire à d’autres catégories socioprofessionnelles.
  • Liens avec la France Guinée

  • Logement et travail Guinée

  • Cadre légal du travail

     

    • Salaire minimum : 440 000 francs guinéens/mois (environ 53€).

     

    • Durée légale du temps de travail : 40H/semaine.

     

    • Informations complémentaires : La durée de travail effectif ne peut pas dépasser 10 heures/jour et 48 heures/semaine. L’employeur peut demander à son employé d’exécuter jusqu’à 100 heures supplémentaires par an. Au-delà de cette limite, un certificat pour travail en heures supplémentaires est obligatoire. De plus, l’employé n’a pas le droit de refuser de faire des heures supplémentaires.

     

    • Jour chômé hebdomadaire : 24H consécutives par semaine, généralement le dimanche.

     

     

    Logement

     

    • Prix moyen du loyer dans une grande ville : un appartement de 3 chambres à Conakry coûte environ 300€/mois. Les prix peuvent vite monter si l’on souhaite se trouver dans des logements de standards plus élevés, dans les quartiers composés majoritairement d’occidentaux.

     

    • Contrat de location : Il est vivement recommandé d’exiger un contrat, et de vérifier avec précaution les clauses de responsabilité en cas de réparations. La présence d’un groupe électrogène est extrêmement importante, les coupures électriques faisant partie intégrante du quotidien en Guinée. Assurez-vous également d’avoir accès à l’eau courante.
      Il est déconseillé de s’acquitter des frais de loyer plusieurs mois à l’avance, car vous pourriez rester « coincé » dans un logement qui ne vous conviendrait plus.
      Le ministère des Affaires étrangères invite ses ressortissants à la plus grande prudence, en leur déconseillant une installation dans les quartiers à l’est de Taouyah. Le blindage des portes et la possibilité de contact radio ou téléphonique avec l’ambassade constituent des atouts sécuritaires non négligeables, selon le ministère.

     

    • Sites utiles :
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