LES INFORMATIONS PRATIQUES

Transports et communications Mali

    • Qualité du réseau mobile : bonne, il y a plus d’abonnements aux opérateurs de téléphonie que d’habitants. Deux compagnies se partagent le marché des abonnements : Orange et Malitel.

     

    • Qualité réseau internet :  le réseau internet est souvent critiqué pour avoir un débit faible mais des prix élevés. Comme pour la téléphonie mobile, les deux compagnies qui proposent des accès à internet sont Orange et Malitel.

     

    • Validité des permis de conduire français et international : théoriquement, le permis français est accepté, mais il vaut mieux avoir sur soi également un permis international. Il est préférable de présenter un permis international si l’on se fait arrêter ; si jamais celui-ci est confisqué, celui-ci est moins difficile à faire réétablir que le permis français.

     

    • Réseau routier : hormis la plupart des grands axes, les routes sont rarement bitumées, et les chaussées étroites peuvent être dangereuses, surtout la nuit, avec le passage des piétons, du bétail et de véhicules sans éclairage.  Pour des raisons de sécurité, il est vivement conseillé de se déplacer en convoi, de se renseigner sur les zones à risque  et de prévenir les autorités locales de tout déplacement. Il faut se méfier des « backchichs » et des informations erronées que les Maliens peuvent donner pour soutirer de l’argent.
      Une grande route transafricaine traverse le Mali : la TAH5 sur un axe ouest-est qui relie Dakar (Sénégal) à Ndjamena (Tchad) sur 4496 km.
      Il existe aussi une quinzaine de routes nationales qui traversent le pays, comme la Route nationale 6 qui relie Bamako au sud-ouest à Gao au nord-est.

     

    • Réseau aérien : il existe six aéroports internationaux, le principal étant celui de Bamako-Sénou. L’aéroport international de Bamako-Sénou est situé à une quinzaine de kilomètres au sud du centre-ville de la capitale malienne, sur la rive droite du fleuve Niger. Une vingtaine de minutes suffisent pour effectuer le trajet vers le centre-ville en voiture, et de nombreux taxis sont disponibles à la sortie de l’aéroport.
      Les autres aéroports internationaux, moins importants, sont ceux de Kayes Dag Dag, Mopti Ambodédjo, Sikasso Dignagan, Tombouctou et Gao.
      Il existe aussi trois aéroports nationaux pour des vols domestiques (Nioro, Yélimané et Goundam).

     

    • Réseau ferroviaire : les conditions de voyage sont souvent difficiles et précaires. La ligne Dakar-Bamako, qui relie le Mali au Sénégal par un trajet de 1 248 km, est vétuste et ne transporte plus de passagers, mais un projet de rénovation par des compagnies chinoises est en cours.
      La ligne Bamako-Kita-Kayes assure à ce jour quatre départs chaque semaine.

     

    • Réseau de transports urbains : le réseau de bus est assuré par des compagnies privées, telles que Bani, Binké, Gana Transport, Somatra et Sonef. Il est assez fiable.
      Les voyages en taxis-brousse et en minibus sont équivalents en terme de prix aux voyages en bus (de 3 000 à 15 000 Francs CFA, selon la liaison et le prix du carburant).

     

    • Réseau de cars : possibilité de prendre des autocars ou des bâchés (camionette) entre les villes du pays (attention à la sécurité des zones traversées, avec le contexte actuel).
      Depuis Bamako, il est possible de rejoindre la majorité des grandes villes (Kayes, Koulikoro, Sikasso, Segou, Mopti, Tombouctou) du pays en autocar pour une somme allant de 1000 à 15 000 francs CFA selon la distance.

     

    • Réseau de transport maritime : le transport en bateau pouvait être intéressant pour rejoindre le Niger, mais les conflits qui secouent actuellement toute cette région ne permettent pas d’opter sereinement pour ce mode de transport.
      L’hygiène n’est pas toujours assuré, même dans les classes supérieures.
      En 1ere classe, au départ près de Bamako, le coût d’une cabine en 1ere classe varie selon la distance entre 70 000 francs CFA (Mopti) et 160 000 francs CFA (Gao).
  • Scolarité Mali

    •  Système scolaire local : l’enseignement est garanti par la Constitution comme étant obligatoire, public, et gratuit.
      Le système scolaire est divisé en trois types d’écoles : les écoles communautaires (souvent installées par les communautés villageoises ou les ONG), les écoles publiques (de l’Etat) et les écoles privées.
      On y retrouve trois niveaux d’enseignement :
      – l’éducation préscolaire (moins de 6 ans), quoique peu développée à ce jour ;
      – l’enseignement fondamental de 1er cycle (de la 1ère à la 6ème année, qui correspond au primaire) et l’enseignement fondamental de 2ème cycle (de la 7ème à la 9ème année, qui correspond au collège). A l’issue de ces études, un diplôme d’Etudes fondamentales (DEF) est délivré ;
      – l’enseignement secondaire (lycée), lequel est sanctionné par le Baccalauréat, ou l’enseignement secondaire professionnel, ou l’enseignement supérieur (dans les facultés et instituts).
      Malgré l’adoption d’un programme décennal de développement en 1999, le système éducatif malien demeure toujours marqué par les inégalités. L’accès à l’éducation primaire et secondaire constitue un réel problème, surtout pour les populations excentrées. Les statistiques collectées par l’Unicef démontrent que seulement  60,2 % des garçons maliens ont fréquenté l’école primaire entre 2008 et 2012, et que seulement 54,6 % des filles en ont bénéficié.

     

  • Santé et sécurité sociale Mali

    • Qualité des structures hospitalières : de façon générale, l’équipement hospitalier et l’équipement médical sont plutôt sommaires. Si possible, privilégiez le service des urgences de Bamako (hôpital Gabriel Touré), ou encore le Centre médico-social de la coopération française.
      Liste des hôpitaux recommandés par le ministère des Affaires étrangères pour le Mali : cliquez ici.

     

    • Numéros d’urgence :
      • Police : +223 80 00 11 15
      • Gendarmerie : + 223 80 00 11 14
      • Direction nationale de la police (Bamako): +223 20 22 52 27 ou 20 22 52 28 ou 20 22 44 05

     

    • Système local de sécurité sociale : il couvre les salariés (du secteur privé et du secteur public) contre les risques maladie-maternité, vieillesse, invalidité, décès-survivants, et contre les accidents du travail et les maladies professionnelles. Il assure également le versement de prestations familiales. L’adhésion des travailleurs indépendants se fait sur une base volontaire.
      Plus d’informations sur le Centre des Liaisons Européennes et Internationales de Sécurité Sociale (CLEISS) : la protection sociale locale au Mali.
  • Liens avec la France Mali

  • Travail et logement Mali

  • Cadre légal du travail

     

    • Salaire minimum : 31 370 francs CFA (environ 50€).

     

    • Durée légale du temps de travail : 40H/semaine dans la majorité des cas.
      Cependant, pour les métiers liés aux exploitations agricoles, la durée légale varie selon les saisons : 42H/semaine en saison chaude (mars à juin), 46H/semaine pendant la saison des pluies (juillet à octobre) et 48H/semaine en saison froide (novembre à février).

     

    • Informations complémentaires : les employeurs et employés peuvent décider d’opter pour un horaire cyclique et alterner des semaines de plus de 40H et des semaines de moins de 40H dans le même mois.

     

    • Jour chômé hebdomadaire : généralement le dimanche.

     

     

    Logement

     

    • Prix moyen du loyer dans une grande ville : à Bamako, un appartement de 100 m2 coûte de 75 000 à 100 000 francs CFA/mois. Une villa de base (200 m2) coûte en moyenne 400 000 CFA/mois, tandis qu’une villa de luxe (600 m2) offrant une vue sur le fleuve peut coûter jusqu’à 2, 5 millions de francs CFA/mois. Attention : le prix de l’électricité n’est pas inclus dans ces estimations. Or, l’électricité est très chère au Mali, et un simple climatiseur peut faire doubler la facture, surtout en avril et en mai.

     

    • Contrat de location : la durée du bail est généralement d’une année, mais elle peut également être supérieure. Le loyer est payé de façon trimestrielle. En cas de rupture de bail, le locataire doit informer le propriétaire trois mois avant son départ.
      La caution équivaut généralement à 3 mois de loyers, et devrait être rendue au locataire à son départ. Si l’extérieur de l’habitation est à la charge du propriétaire, il appartient au locataire d’assurer le bon état de son intérieur, et il est coutume de repeindre entièrement l’appartement au moment de le quitter.

     

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