REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

LES INFORMATIONS PRATIQUES

Transports et communications RDC

    • Qualité du réseau mobile : moyen, le réseau n’est pas encore très développé car le nombre d’utilisateurs reste relativement faible. En 2015, sur 77 millions de Congolais, seulement 20 millions possédaient une carte SIM.
      Les principales compagnies de téléphonie mobile sont Vodacom, Orange RDC, Tigo et Airtel.

     

    • Qualité réseau internet : assez faible. Seulement 1% de la population a internet mais les cybercafés sont bien présents à Kinshasa.
      Les principaux fournisseurs d’accès à internet sont les mêmes sociétés que celles de téléphonie mobile : Vodacom, Orange RDC, Tigo et Airtel.

     

    • Validité des permis de conduire français et international : le permis français n’est pas valide en République démocratique du Congo, mais le permis international est accepté.

     

    • Réseau routier : le réseau (150 000 km de routes) est dans un état très dégradé, notamment dans les provinces limitrophes à Kinshasa ; on estime qu’à ce jour, environ 15 % des routes seraient praticables. Certaines portions du réseau sont asphaltées, notamment les routes reliant Lubumbashi à Likasi (Katanga), Kisangani (Province Orientale) à Lubutu (Maniema), et Kinshasa à Matadi (Bas Congo) ou à Kikwit (Bandundu). Pour circuler en RDC, il est donc essentiel de le faire en 4×4, et de veiller en tout temps à sa sécurité, sachant que la couverture médicale locale peut être insuffisante, tout comme la couverture des assurances locales entourant les accidents. Dans ce contexte, il est préférable de circuler en convoi sur les plus grands trajets.
      La route transafricaine TAH3 traverse la RDC sur un axe nord-sud qui relie Tripoli (Libye) à Le Cap (Afrique du Sud) sur 10 808 km.
      Il y a aussi une trentaine de routes nationales en RDC (consultez la liste en cliquant ici).

     

    • Réseau aérien : il y a une cinquantaine d’aéroports ou aérodromes dans le pays (voir la liste sur le site de la régie des voies aériennes en cliquant ici), même si moins de la moitié dispose de pistes asphaltées.
      La principale porte d’entrée du pays est l’aéroport international de Kinshasa (appelé aéroport de Ndjili) qui est situé à une vingtaine de kilomètres à l’est de la ville. Il est donc possible de rejoindre le centre-ville en voiture ou taxi en moins d’une demi-heure. Un train relie aussi l’aéroport au centre-ville. L’aéroport n’a pas de site internet dédié, mais il est possible de trouver des informations en allant sur le site de la Régie des Voies Aériennes de la RDC.
      Les liaisons intérieures sont assurées par plusieurs compagnies, mais le ministère des Affaires étrangères français déconseille vivement à ses ressortissants d’y avoir recours. Ces compagnies ne répondent pas aux standards de l’Union européenne, et y sont même interdites (fichées sur liste noire).

     

    • Réseau ferroviaire : il y a environ 5000 km de voies ferrées en RDC, même si le  fonctionnement du réseau est très aléatoire. La principale ligne de chemin de fer, rénovée en 2015, est celle qui relie Kinshasa, la capitale, et Matadi, ville portuaire (350 km en 7H). Plus d’informations sur le site de la Société Nationale des Chemins de fer du Congo (SNCC).

     

    • Réseau de transports urbains : il est déconseillé, pour des raisons de sécurité, d’emprunter tout moyen de transport en commun (à titre d’exemple, les véhicules de transports en commun sont souvent appelés “esprit de mort” à cause des nombreux accidents qu’ils provoquent).
      Cependant, comme dans d’autres grandes villes d’Afrique, il est possible de prendre des taxis, bus et taxi-bus à Kinshasa, sans que le confort, la sécurité ou la régularité des horaires soient garantis.
      Enfin, un train relie le centre-ville de Kinshasa à l’est de la ville.

     

    • Réseau de cars : comme pour les transports en commun, il est déconseillé d’emprunter les cars ou taxi-brousse, qui tout de façon, ne sont pas vraiment organisés en réseau fiable et régulier.

     

    • Réseau maritime : sur le Congo, la liaison entre Kinshasa et Brazzaville (capitale du Congo) est assurée par des navettes sur une base quotidienne, est n’est accessible qu’aux titulaires d’un visa. Le ministère des Affaires étrangères de France déconseille vivement le transport par barges qui relie notamment Kinshasa à Kisangani.
      Sur le Lac Kivu, différentes compagnies de navettes assurent la liaison entre Goma et Bukavu. Les flottes étant de qualité différente, il est conseillé de choisir son embarcation sur place, afin de veiller au mieux à sa sécurité.
  • Scolarité RDC

    • Système scolaire local : l’enseignement obligatoire dure 6 ans, et est principalement axé sur les enfants de 6 à 11 ans (primaire). Sa gratuité est garantie par la Constitution.
      Le cursus scolaire s’articule ainsi  : tout d’abord, la pré-primaire (maternelle) (sous la tutelle du ministère de l’EPSP), avec des cours sur trois ans, et accessible aux enfants de 3 à 5 ans. Puis la primaire (sous la tutelle du ministère de l’EPSP) ; d’une durée de 6 ans, classes de la première à la sixième, et sanctionné par le Certificat d’études primaires (CEP). Vient la secondaire (sous la tutelle du ministère de l’EPSP) ; accessible aux enfants de 12 ou 13 ans. Après deux ans de « tronc commun », les élèves choisissent une section d’études (général, pédagogique, technique) et pourront ainsi choisir plusieurs options spécifiques à leur section pendant les 4 ans qui suivront. Les études secondaires sont sanctionnées par un diplôme, suite à « l’examen d’Etat » Les élèves qui le souhaitent peuvent également suivre une formation professionnelle, de l’âge de 12 à 16 ans, qui sera sanctionnée par un brevet et un certificat d’aptitude professionnelle. Enfin, l’enseignement supérieur et universitaire (sous la tutelle de l’ESU) : l’enseignement supérieur comporte un cycle de trois ans (diplôme : Graduat) et un cycle de deux ans (diplôme : Licence), accessibles dans les universités et les instituts non universitaires.
      Le ministère de l’EPSP gère les écoles publiques (conventionnées et non conventionnées) et les écoles privées. Les écoles publiques conventionnées sont diversifiées : catholiques, kimbanguistes, musulmanes, protestantes, salutistes, ou dites « de la fraternité. »

     

    • Écoles françaises :

  • Santé et sécurité sociale RDC

    • Qualité des structures hospitalières : mauvaise. Les hôpitaux publics sont souvent délabrés, en capitale comme en province, et les équipements comme les médicaments sont trop souvent inexistants. Il est cependant possible de trouver des soins de qualité auprès de généralistes ou de spécialistes dans les villes de Lubumbashi ou de Kinshasa, dans des cliniques privées.
      Les expatriés nécessitant des soins vont généralement à Kinshasa, où se trouvent quatre centres hospitaliers dirigés par des ressortissants de l’Union européenne : le Centre médical de Monkole, la Clinique du Dr Lelo, le Centre médical de Kinshasa (CMK) et le Centre privé d’urgence (CPU). Cette dernière structure fonctionne par abonnement, et le ministère des Affaires étrangères suggère aux ressortissants français habitant Kinshasa d’y adhérer pour la durée de leur séjour. Cette adhésion vise à faciliter les démarches qui pourraient être nécessaires si les ressortissants avaient besoin de soins d’urgence ou devaient être évacués pour des raisons sanitaires.
      Il est à noter qu’en République démocratique du Congo, les prestations de soins sont payables à l’avance.
      Liste des hôpitaux recommandés par le ministère des Affaires étrangères pour la RDC : cliquez ici.

     

    • Numéros d’urgence :

      • Pompier / Ambulance : 08 18 840 402

      • Centre opérationnel de Police nationale congolaise (pour la commune de Kinshasa) : 112
      • Commissariat police de Kin Mazières : 09 99 924 166
      • Police d’intervention rapide (PIR) : 09 98 533 498
      • Police spéciale du roulage (PSR) : 09 98 235 628 ou 09 98 249 262
      • Centre de première Urgence (CPU) : 08 98 950 301
      • Ambassade (général) : 08 15 559 999 / Ambassade (urgences) : 08 18 843 129

     

    • Système local de sécurité sociale : l’Institut National de Sécurité Sociale (INSS) est l’institution chargée de gérer les pensions, les risques professionnels et les allocations aux familles. Il distribue ainsi les prestations invalidité-vieillesse-décès, les prestations en cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle, ainsi que les allocations familiales.
      Le financement du régime social repose surtout sur les cotisations, mais aussi sur les majorations attribuées en cas de retard de paiement, les dons et les legs, et les recettes accumulées par placements de fonds.

  • Liens avec la France RDC

  • Travail et logement RDC

  • Cadre légal du travail

    • Salaire minimum : depuis 2009, le Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) est de 3 dollars américains par jour, et il varie par paliers, selon les professions.

     

    • Durée légale du temps de travail : 45H/semaine, 9H/jour.

     

    • Informations complémentaires : en RDC, le contrat à durée déterminée (CDD) ne peut excéder une durée de 2 ans. Dans certains cas, comme les travailleurs mariés séparés de leur famille, veufs ou divorcés avec enfants à charge, la durée du contrat ne peut excéder un an. Les travailleurs ne peuvent être liés à la même entreprise par plus de 2 CDD successifs, sauf dans des cadres bien définis, comme les travaux saisonniers. Au-delà de ces durées, tout CDD devra être commué en contrat à durée indéterminée (CDI).

     

    • Jour chômé hebdomadaire : dimanche, mais également le samedi dans la plupart des cas.

     

     

    Logement

    • Prix moyen du loyer dans une grande ville : à Kinshasa, le prix des loyers est très variable, notamment par manque de réglementation et à cause de la pénurie de logements. S’il est possible de trouver des studios 2 pièces pour environ 300$ par mois dans les quartiers classiques, les habitations dans les quartiers d’expatriés peuvent vite augmenter. Par exemple, dans le centre des affaires (la Gombe), les loyers sont particulièrement élevés, et un appartement 4 pièces se payera rarement en dessous de 3000$ par mois. A ce budget, il faut rajouter les charges, qui peuvent atteindre 600 dollars/mois.

     

    • Contrat de location : le montant du loyer ainsi que les modalités du bail (conditions de résiliation, engagement de durée) font généralement l’objet de discussions avec le propriétaire lors d’un deuxième contact. La loi prévoit que le propriétaire peut exiger jusqu’à 3 mois de dépôt de garantie, mais peu la respectent, certains allant jusqu’à exiger 12 mois de garantie. Hors, il est reconnu que les propriétaires ne rendent quasiment jamais ce dépôt en entier. Dans ce contexte, plusieurs ressortissants suggèrent de ne pas payer les derniers mois de loyer, afin de récupérer la différence. Les locataires ayant eu recours au service d’une agence ou d’un « commissionnaire » (quelqu’un qui offre ses services pour chercher un logement sans être affilié à une agence) doivent prévoir verser à ces derniers l’équivalent d’un mois de loyer au moment du bail. Par ailleurs, avant d’avoir recours aux services d’un
      commissionnaire, établissez avec lui les modalités de votre entente, afin de ne pas avoir à payer, par exemple, les déplacements lors des visites inutiles (ex : propriétaires que le commissionnaire n’aurait pas prévenu de votre visite et qui n’est pas là pour faire voir l’appartement).
      Attention : les coupures d’eau et de courant électrique sont très fréquentes et il faut donc songer à équiper son appartement en conséquence.

     

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